Délégations de service public : sort des produits constatés d’avance
Publié le 19 Jan, 2026

Le Conseil d’Etat précise le sort des produits constatés d’avance au terme du contrat de délégation de service public (CE, 10 décembre 2025, Société Vert Marine, n° 500363, B).

Par contrat de DSP, la commune de Boulogne-Billancourt a confié à la société Vert Marine la gestion de son complexe piscine-patinoire. Au terme du contrat, la commune a estimé que Vert Marine avait conservé à tort 175 187,37 € de « produits constatés d’avance » – autrement désignées comme recettes perçues pour des prestations non encore réalisées. Elle a émis un titre exécutoire afin de récupérer cette somme.

À défaut de clause expresse, les « produits constatés d’avance » doivent-ils être restitués à la collectivité à l’échéance de la DSP ?

Le Conseil d’État rejette le pourvoi de Vert Marine et confirme la solution d’appel :


A rebours de l’analyse du TA  (TA Cergy, 6 octobre 2022, n° 2010978) – qui jugeait qu’en l’absence de clause prévoyant un reversement au terme du contrat, le délégataire n’était pas contractuellement tenue à leur remboursement – le Conseil d’Etat pose le principe d’une obligation de remboursement à charge du délégataire : « En l’absence de stipulation expresse contraire, […] les produits constatés d’avance, doivent être reversés par le délégataire à l’autorité délégante à l’expiration de la convention de délégation de service public. »